Auteur/autrice : metierstraditions

  • Histoires de mouchoirs

    Histoires de mouchoirs

    Histoires de mouchoirs est un projet de médiation culturelle dans le milieu de la santé réalisé à l’automne 2021 en collaboration avec l’organisme L’Envol qui a pour mission d’aider et d’accompagner les jeunes mères jusqu’à l’âge de 25 ans, ainsi que leurs enfants, à se bâtir une vie équilibrée et atteindre l’autonomie.

    Tantôt objet luxueux convoité ou symbole de séduction, tantôt tissu pratique et courant utilisé par tous, le mouchoir est présent depuis bien longtemps. Que l’on fasse référence au mouchoir parfumé laissé dans son sillage, au mouchoir agité en guise d’au revoir ou au mouchoir que les enfants appelaient affectueusement « doudou », le mouchoir est un objet chargé d’histoire. Depuis l’époque où Marguerite-Bourgeoys enseignait l’alphabet aux jeunes femmes en leur faisant broder des lettres sur un carré de tissus, jusqu’à Louise Darveau et Sylvie Valois brodeuses émérites qui transmettent leur savoir aux générations actuelles, la broderie est un savoir-faire dont Métiers & Traditions assure la pérennité.

    De cette idée est né le projet Histoires de mouchoirs. Rassemblant en parfaite complémentarité deux artisanes de Métiers & Traditions, quatre femmes de la Société d’histoire des Filles du Roy et la clientèle de l’organisme L’Envol. Ce projet témoigne d’une féminité forte et assumée.

    Le projet s’est déroulé en trois étapes. La première étant une prestation du Groupe de travail de la Société d’histoire des Filles du Roy qui fut l’occasion pour ces jeunes mamans d’assister à une performance théâtrale historique, hors du commun ! Transportées à Longueuil en 1674, où, en quatre tableaux les thèmes de l’autonomie, de la force et du courage des jeunes femmes mères, souvent seules avec de grandes responsabilités, ont été abordés via cette mise en scène : les savoir-faire et les droits des femmes. Revenons à Marguerite-Bourgeoys. C’est en s’inspirant de sa méthode que nous est venue l’idée d’apprendre aux participantes à broder le prénom ou le monogramme de leurs enfants sur une doudou toute douce, confectionnée par nos artisanes passionnées, Louise Darveau et Sylvie Valois. C’est donc lors de cette deuxième phase qu’elles ont été initiées aux techniques et points de base de broderie et qu’elles ont eu l’occasion d’échanger et de créer un objet unique pour leur enfant !

    Ce projet s’est conclu par une exposition présentée à la bibliothèque Georges-Dor du 2 novembre 2021 au 9 janvier 2022. En plus d’illustrer la démarche de la médiation, les pièces créées lors de la médiation ainsi qu’une collection privée de mouchoirs anciens, y étaient exposées.

    Les femmes qui ont porté ce projet
    Les brodeuses Louise Darveau et Sylvie Valois

    Membres artisanes et formatrices en broderie chez Métiers & Traditions ces deux créatrices de grands talents sont passionnées par les multiples techniques qu’elles peuvent réaliser avec un tambour, des fils de couleur et des aiguilles. Au fil de leur pratiques respectives, elles ont acquis une maîtrise exceptionnelle de ce savoir-faire ancestral et leurs réalisations témoignent du fait que la broderie est un art toujours actuel et accessible.

    La Société d’histoire des Filles du Roy

    Fondée en 2010, La Société d’histoire des Filles du Roy (SHFR) a pour mission de faire connaître et reconnaître les 760 Filles à marier venues en NouvelleFrance entre 1663-1673 pour « fonder des familles » et peupler le pays naissant. Quelle famille québécoise n’a pas une ou plusieurs de ces Filles à marier dans ses lignées ancestrales ? Leur contribution à la constitution de l’héritage génétique des québécois justifie l’intérêt des familles pour ces filles qui apparaissent dans tous les arbres généalogiques des québécois de souche française. Elles représentent plus de la moitié de toutes les immigrantes arrivées ici, en 150 ans. Le Groupe de Travail de la Société d’histoire des Filles du Roy souhaite par son animation, faire de leur histoire, une histoire vivante en illustrant la vie de ces filles au quotidien et les liens avec les valeurs actuelles.

    L’organisme l’Envol

    La clientèle de l’Envol est constituée de jeunes femmes, enceintes et/ou mères et leurs enfants. L’organisme aide ces jeunes femmes à développer les outils et les capacités afin d’assumer les grandes responsabilités que constituent celles des parents. Ceci, dans le respect des personnes et en s’assurant que les droits et besoins des enfants soient entendus et respectés. L’Envol est un acteur important de la santé sociale et communautaire de cette clientèle sur le territoire de Longueuil.

    Lecteur vidéohttps://www.youtube.com/embed/eEiGnMwXusM?controls=0&rel=0&disablekb=1&showinfo=0&modestbranding=0&html5=1&iv_load_policy=3&autoplay=0&end=0&loop=0&playsinline=0&start=0&nocookie=false&enablejsapi=1&origin=https%3A%2F%2Fmetierstraditions.com&widgetid=1&forigin=https%3A%2F%2Fmetierstraditions.com%2Fhistoires-de-mouchoirs%2F&aoriginsup=1&vf=1

    Qu’est-ce que ces jeunes mamans ont retiré de ce projet ?

    Les participantes ont acquis des connaissances sur l’histoire des jeunes femmes venues s’installer à Longueuil en 1670 (et « peupler » le Québec) avec la prestation théâtrale des Filles du Roy et fait l’apprentissage de points de broderie de base lors des deux ateliers de broderie.

    La prestation des Filles du Roy a suscité beaucoup d’interactions avec les jeunes mamans étonnées de voir comment celles-ci maîtrisaient des savoir-faire variés tout en veillant à l’éducation de leur progéniture. Raconter l’histoire en utilisant cette forme d’expression facilite la compréhension et l’acquisition de connaissances. Elles ont réellement apprécié l’expérience et se sont reconnues en tant que maman du même âge. Ce fut également l’occasion pour elles d’assister à une performance théâtrale en direct, une première pour plusieurs d’entre elles. Également, à la suite des recherches effectuées par l’organisation des Filles du Roy, certaines participantes ont reçu le fil de leur descendance directe avec ces Filles du Roy venues s’installer dans la commune de Longueuil. Les échanges engendrés par cette découverte de leurs ancêtres et de leurs mariages réussis ou moins réussis furent cocasses et divertissants pour tous! Cette prestation et les discussions qui en ont découlées furent un succès sur toute la ligne!

    La deuxième phase, soit les ateliers de broderie ont présenté un plus grand défi. D’entrée de jeu, il est important de mentionner qu’aucune des cinq participantes aux deux ateliers de broderie n’avait brodé auparavant. Toutefois, grâce à la bienveillance et à l’expérience en formation de nos deux artisanes, la méfiance a fait place à la confiance. Réservée au départ, une photo partagée sur le fil Facebook d’une des participantes témoigne du sentiment de fierté et d’accomplissement de celle-ci. En plus d’avoir fait l’acquisition de connaissances en broderie, elles ont créé une œuvre unique et personnalisée pour leur enfant. Finalement, avec assurance, elles ont cru en leur capacité à pouvoir réaliser elle-même et de leur propre main, un projet personnel en maîtrisant une technique inconnue au départ.

    En conclusion, bien que le projet ait été réalisée avec les limites et les contraintes imposées par les restrictions liées pandémie nous considérons que ce fut une réussite et une belle démonstration de la mission même de notre organisme, soit la transmission des savoir-faire. Un projet réalisé par les femmes et pour les femmes dans, comme nous le mentionnions au début, une féminité forte et assurée.

    Merci à la Ville de Longueuil de permettre aux organismes, par le biais de l’Entente de développement culturel du Gouvernement du Québec, l’opportunité d’offrir à différentes clientèles ces moments de créativité, d’échange et de partage.

    Nous remercions l’organisme l’Envol et ces jeunes mamans pour leur ouverture et leur participation à cette médiation; Chanel Bisson, Josianne Carrière, Roxanne Fleury, Martine Lavoie, Anne-Marie Valcourt.

    Bravo et merci à l’équipe de madame Denise Campeau du Groupe de travail de la Société des Filles du Roy; Suzanne Gingras, Manon Thibert, Louise Poulin et Yolande Desmarais qui ont personnifiées avec brio ces jeunes Filles du Roy arrivées à Longueuil en 1674.

    Finalement, un immense merci à nos artisanes-formatrices Louise Darveau et Sylvie Valois qui ont mis tout leur cœur à élaborer ce projet tout doux.

  • La TRAD | Pour célébrer les 30 ans de M&T et rendre hommage à sa fondatrice

    La TRAD | Pour célébrer les 30 ans de M&T et rendre hommage à sa fondatrice

    Créée spécialement pour souligner le 30e anniversaire de Métiers & Traditions et rendre hommage à sa fondatrice Christine Bertrand, cette bière artisanale est à l’image d’une femme lumineuse et rassembleuse dont l’amour pour les artisanes et les artisans dépasse l’entendement. M&T poursuit le chemin tracé par Christine en valorisant les savoir-faire d’ici et en assurant leur transmission aux générations futures.

    « J’encourage tous ceux et celles qui partagent des passions créatrices et manuelles, à les semer et à les cultiver activement ! » – Christine Bertrand

    Établi en 2017, Le Barrage est la première brasserie artisanale spécifiquement longueuilloise à percer le marché de la Rive-Sud de Montréal ! C’est le fruit de trois partenaires d’affaires, Martin Lessard, Bani Juarez et Maxime Boileau, tous les trois passionnés de bières. Pourquoi Le Barrage ? : « Un barrage est typiquement un endroit où a lieu la transformation de l’eau en énergie. L’eau étant le principal ingrédient de la production de la bière, il va de soi pour nous de chercher à refléter ceci sur notre identité en tant que brasseurs. »

    Cette jeune équipe dynamique nous a spécialement brassé une bière au nom représentatif de notre organisme, LA TRAD. Issue du patrimoine paysan belge et d’un savoir-faire traditionnel transmis de génération en génération, la bière de type SAISON est préparée à partir des surplus céréaliers afin d’en extraire tout leur potentiel. Légèrement voilée, cette bière à la robe orangée est rustique est complexe. Ces arômes épicés évoquent l’odeur du levain et un soupçon de fleurs sauvages. LA TRAD est brassée avec du malt d’orge, de blé rouge et de seigle, tous de provenance québécoise.

    Elle contribue à l’ambiance festive du Marché de Noël et des traditions de Longueuil 2021 ainsi qu’aux festivités entourant le 30e anniversaire de Métiers & Traditions. Venez la déguster au Chalet-Bar du Marché de Noël et profitez de la présence des brasseurs du Barrage les vendredis et samedis, à l’heure de l’apéro, pour découvrir et déguster l’ensemble de leurs produits !

    L’équipe de Métiers & Traditions est allée à la rencontre des brasseurs, afin d’assister à la confection de cette bière. L’histoire était au rendez-vous lors de cette journée de cuvée !

    Nous nous sommes rendus à la brasserie au petit matin puisqu’une cuvée demande de nombreuses heures de travail. Première étape, faire bouillir 350 litres d’eau ! Décidément, le Barrage était un nom tout indiqué ! 45 minutes et de belles discussions sur leur univers en pleine effervescence plus tard, c’est le moment d’ajouter le seigle, le blé rouge, le malt d’orge et les arômes. Deuxième étape, laisser cet assemblage de céréales ensemble dans les cuves pendant un moment. Par la suite, un temps de repos est requis avant de commencer la danse des saveurs. Plusieurs étapes et technicalités du métier découlent ensuite pour aboutir à l’étape la plus longue, la fermentation. Le processus de fermentation prend entre 10 à 20 jours selon le type de bières. Nous avons donc quitté la brasserie, sachant que nos brasseurs préférés allaient faire des tests de goût tous les jours afin de s’assurer de la qualité du produit et que notre bière saurait plaire aux palais les plus fins ! Lorsque La TRAD fut à son apogée, nous y sommes retournés et avons assisté, fascinées, à l’encannage du fruit de ce labeur, une cannette à la fois, à la main ! Quelle belle rencontre et quelle belle collaboration.

    Merci messieurs et à vous chers visiteurs et amis, santé !

  • Jacques Demers, métier : rempailleur

    Jacques Demers, métier : rempailleur

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    Le 8 juillet dernier, dans le cadre des « 5 à 7 – Jasons Patrimoine » organisés par le Bureau de la culture et des bibliothèques de la Ville de Longueuil, notre artisan-formateur Jacques Demers a été invité à échanger sur son métier de rempailleur. Auprès d’un public « virtuel », il a communiqué sa passion du rempaillage en parlant des différentes techniques et matériaux utilisé lorsqu’on « tresse » un fond ou un dossier de chaise, ou toute autre pièce de mobilier.

    Pour parfaire sa technique, Jacques s’est formé auprès des meilleurs en Europe. Il pratique avec passion ce métier depuis maintenant plus de 37 ans. Ainsi, il confectionne des chaises, des paniers utilitaires, des abat-jours et une foule de meubles alliant à la fois le confort, la qualité et l’esthétisme. Cet artisan installé dans la Capitale-Nationale, a offert une superbe démonstration sur les divers types de tressages et certaines de ses réalisations préférées.  

    Le tressage-rempaillage des meubles date de l’époque de la colonisation. Et bien que ce savoir-faire perdure dans le temps, certaines façons de faire se renouvellent et se modernisent. En effet, alors que les matériaux utilisés étaient majoritairement du foin de mer ou de l’écorce de rotin, on voit maintenant apparaître divers tressages utilisant des fibres nouvelles; toron de papier, etc. Ces techniques anciennes dont il nous a fait part, sont à l’image du « patrimoine vivant »; un savoir-faire lié au passé, qui se transmet en observant et en imitant le geste au présent et qui se poursuivra dans le futur.

    Merci à Joëlle Perron-Oddo, conseillère en développement culturel – Histoire, patrimoine et archéologie, Division Arts et Patrimoine du Bureau de la culture et des bibliothèques de la Ville de Longueuil pour l’invitation!

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    Saviez-vous que Métiers & Traditions offre des ateliers de transmission de tressage et rempaillage avec comme artisan-formateur Jacques Demers lui-même ? Les places sont limitées et la session d’automne déjà complète. Si vous souhaitez être informés des prochaines dates à l’hiver 2022 et tout savoir sur les activités de notre organisme, abonnez-vous à notre infolettre Babill’art & Métiers !

  • Célébrons la Journée mondiale du tricot 2021

    Célébrons la Journée mondiale du tricot 2021

    Appel à tous les passionnées et passionnés de tricot ! Pour cette quatrième édition de la Journée mondiale du tricot, Métiers & Traditions fait appel à la créativité de sa communauté afin de créer une oeuvre rassembleuse de type « tricot urbain ».

    Qu’est-ce qu’un tricot urbain?
    Une forme d’art urbain consistant à vêtir un paysage urbain à partir de pièces tricotées ou crochetées. Quoi de mieux pour embellir sa communauté !

    Pour participer, c’est simple : 

    1. Tricotez (ou crochetez) une pièce de votre choix; un oiseau, une fleur, un cœur, un cactus, un mouton, un pompon… Laissez aller votre créativité, en 2 ou 3 dimensions !

    2. Identifiez votre tricot en y attachant une petite étiquette avec votre nom et déposez-le avant le 6 juin à l’Édifice Marcel-Robidas, au 300, rue Saint-Charles O., Longueuil  (ouvert les samedis et dimanches de 11 h à 17 h).

    3. Rendez-vous du 12 au 20 juin prochain au parc St.Mark et admirez le tricot urbain de votre communauté !

    4. Merci de participer en grand nombre, et n’hésitez pas à en parler à votre entourage.

    Veuillez noter que vous ne pourrez récupérer votre tricot.

  • La maison en bois rond, pas juste pour un chalet en forêt

    La maison en bois rond, pas juste pour un chalet en forêt

    Le concept d’une maison en bois peut vous évoquer l’image d’un chalet en forêt, quelque chose de rustique en bordure de lac ou dans les montagnes. Bien sûr, les maisons et chalets en bois massif conviennent parfaitement à ce genre d’endroit mais aujourd’hui, il est possible de bâtir des maisons en bois n’importe où et elles peuvent également être modernisées tout en gardant l’authenticité, le charme et la chaleur que dégage l’aspect du bois. Lorsqu’il est question de maison en bois, on parle souvent des maison en bois rond. En fait, traditionnellement elles étaient presque toujours écarrés (sur les côtés, tandis que le dessus et le dessous étaient laissés ronds). Les billots carrés sur les cotées, dont les coins dépassent à l’extérieur, et les assemblages de coins (dit à queue d’aronde) sont toujours équarrés sur les deux côtés.

    Mais est-ce que toutes les maisons construites en bois sont traditionnelles ? Nous avons posé la question à notre artisan Donald Ouellet, qui compte plus de 35 ans d’expérience.

    La réponse est non !

    Donald Ouellet nous dit que dans les sept dernières années, la construction de maisons en bois massif a changé en raison des nouvelles exigences du Règlement sur l’efficacité énergétique. Cela fait en sorte que les constructeurs qui s’appliquent à garder le processus de construction traditionnelle se font plus rares. Ils seraient passés de plus de 25 à seulement une dizaine dans tout le  Québec. Il existe de plus en plus d’entreprises qui proposent des structures au look similaire, mais elles sont fabriquées à la chaîne, en usine. Certains fabricants isolent davantage les murs à l’intérieur pour atteindre ce facteur isolant, mais ils perdent la beauté du bois à l’intérieur. D’autres entreprises coupent les pièces de bois massif pour insérer un isolant rigide entre les pièces de bois façonnées. Une fabrication en usine perd son côté traditionnel, mais coûte moins cher.

    La technique traditionnelle scandinave

    La caractéristique principale de l’assemblage, dont la façon de rouler les pièces l’une sur l’autre est appeler méthode scandinave. Cette technique proviendrait toutefois de la Russie, depuis  plus de 600 ans. La technique du bois rond scandinave utilise aujourd’hui le compas à niveau pour tracer les billots de bois afin qu’ils s’ajustent les uns sur les autres. Elle confère une grande précision dans son assemblage et son ajustement pour assurer son étanchéité suite à l’assèchement du bois. L’écorçage se fait manuellement à la plane pour une finition de qualité, qui glace le bois. Les murs en billots de bois font à la fois office de revêtement extérieur, de revêtement intérieur et d’isolant. Les maisons en bois massif ont également un système de création précis. Elles sont aujourd’hui montées sur un chantier de construction où chaque billot de bois est numéroté méthodiquement, démonté, chargé et transporté jusqu’à son emplacement final, où ils sont remontés selon cette numérotation. L’avantage du bois massif se trouve dans son matériau. Il est lourd et il a une capacité d’emmagasiner de l’énergie dans sa masse (masse thermique). La masse thermique du bois à son intérêt en hiver car la chaleur entre mieux et sort moins, puis en été pour rafraîchir les maisons, en absorbant la fraîcheur de la nuit pour tempérer la chaleur du jour. C’est aussi un avantage écologique. Dans la mesure où les essences employées sont locales, où les processus de transformation demandent peu d’énergie et polluent peu. Une maison en bois massif, c’est unique  ! Sa création est une expérience vraie, originale et traditionnelle.

    Donald Ouellet a travaillé à son compte pendant plus de 35 ans. Aujourd’hui, son neveu a repris l’entreprise familiale et Donald Ouellet est consultant et accompagnateur pour les gens qui souhaitent construire leur propre maison en bois massif. Il s’intéresse également à la toiture en bardeau de cèdre et la peinture suédoise (que l’on peut fabriquer soi-même à faible coûts). Il possède d’ailleurs une ancienne recette de peinture suédoise qui a plus de 300 ans ! Il participe également avec d’autres artisan.e.s aux démonstrations de savoir-faire anciens que notre organisme offre dans le cadre d’événements ou festivals. Dans le cadre des Journées de la culture, sous la thématique « Les 1001 métiers de la culture », la Ville de Boucherville a contacté Métiers & Traditions afin de réaliser un magnifique portrait de cet artisan passionné. Vous serez témoin dans cette vidéo de l’histoire de la fabrication du bardeau de cèdre, de la maison en bois rond et du parcours de Donald Ouellet. Visionnez ce portrait sur la page Facebook Boucherville – Vie culturelle. Merci à la ville de Boucherville !