Catégorie : Savoir-faire

  • C’est pas parce que c’est écolo et recyclé que ça doit être laid !

    C’est pas parce que c’est écolo et recyclé que ça doit être laid !

    La Remake Textile, vous connaissez ?

    Jacques Sarrazin et Mario Raymond sont les deux artisans derrière cette jeune entreprise prometteuse. 
    Leur mission : utiliser des textiles de tout genre, ayant déjà eu une première vie, et leur en donner une seconde en opérant leur magie créatrice pour en faire des sacs, des vêtements, des accessoires mode, des linges de maison, etc. L’inspiration leur vient avec les matières, leur démarche en entier est socio et éco responsable. Leurs créations, en plus d’être uniques et de grande qualité, sont faits à 95 % de matières recyclées.

    Qui est La Remake Textile ?

    Jacques Sarrazin est diplômé du Cégep Lionel–Groulx en Arts plastiques et de l’École de mode du Collège Marie-Victorin en technique de vêtements masculins. De 1992 à 1999, Jacques est copropriétaire de l’Atelier Voir Verso; un atelier d’impression textile. Cet atelier produit et vend des articles tels que des sacs, T-shirts, des tabliers, des coussins et autres linges de maison peints et sérigraphiés. En 2000, au moment où il fonde une famille, Jacques se dirige vers le milieu corporatif. Il sera pendant vingt ans formateur en milieu de travail.

    Mario Raymond œuvre dans le milieu syndical. Ses connaissances en administration, sa grande vigueur à mener les projets jusqu’au bout, son sens du travail d’équipe, son leadership et son amour du travail bien fait en font un collaborateur de toutes les équipes.

    La rencontre entre Jacques et Mario crée donc un espace où la créativité et l’organisation sont présentes. C’est donc dans ce contexte particulier que l’idée de créer un projet commun utilisant les forces de chacun est née.


    Qu’est-ce que La Remake Textile ?

    Nous parlons ici d’une entreprise de transformation des textiles qui ont déjà eu une première vie. Vêtements, couvertures, panneaux de rideaux, peu importe leur première utilisation, ces objets de tissus serviront de matière première à la création de nouveaux objets. Aucune limite en ce qui concerne le choix de production n’est imposée. La conception est influencée par la matière trouvée à sa source d’approvisionnement, soit les grandes surfaces en recyclage de vêtements ou les usines de récupération de textiles.

    La Remake Textile n’est pas une entreprise de fabrication spécifiquement de sacs, de foulards ou de tabliers, mais une entreprise visant à recycler une matière première encore viable et charmante. « Ce n’est même pas une question de choix, c’est que nous sommes rendus là ! » dit Jacques Sarrazin, copropriétaire.


    Produits et services

    « C’est pas parce que c’est écolo et recyclé que ça doit être laid ! Au contraire, j’apporte un soin particulier à l’apparence et à la qualité de confection, pour qu’on soit fiers de posséder un produit utile, beau et responsable. » précise Jacques.

    Il est important de comprendre que chacun des produits est coupé dans un ou plusieurs vêtements. Donc ce n’est pas aussi simple que de dérouler un rouleau de tissu et couper plusieurs morceaux à la fois. Il n’est pas possible de reproduire plusieurs exemplaires d’un article de la même couleur.

    Malgré l’utilisation d’un même patron pour couper plusieurs fois un article, le tissu de chaque article est différent. Même chose pour les doublures ou les courroies. Jamais deux identiques. Cela apporte un avantage d’exclusivité pour les clients puisque chaque pièce est unique mais c’est aussi un défi à relever pour nous à chaque fois ! Ils ont développé des méthodes de travail qui permettent de rentabiliser les étapes de fabrication malgré les contraintes que leur imposent l’utilisation de vêtements comme matière première.

    « On va créer un produit avec les attentions d’un artisan, mais en se rapprochant des méthodes des grandes entreprises. » explique Mario Raymond, copropriétaire.


    La mission de La Remake Textile

    « La fabrication de nos produits est faite à 100 % de matières textiles recyclées. Seules certaines garnitures neuves telles que le fil, les entoilages et quelques attaches de métal sont ajoutées étant donné qu’il est impossible de les réutiliser. Ce qui constitue des produits ayant un contenu recyclé à 95 %. »

    De plus, ils essaient de produire le moins de déchet possible, soit en utilisant au maximum le textile tiré d’un vêtement existant, mais aussi en rapportant les petites retailles à l’usine de transformation. Ils réduisent donc leur empreinte écologique au maximum.


    Un début en force

    Fondée à la fin 2019, La Remake Textile est venue à la rencontre du public pour la première fois lors du Marché de Noël et des Traditions de Longueuil en décembre dernier. Et le public fut au rendez-vous ! Devant un succès monstre, les deux acolytes ont dû agencer, couper et coudre tous les soirs de tous les jours pour répondre à la demande. Fin décembre, la décision était prise, La Remake Textile était là pour rester.

    Heureux de leur première expérience parmi nous, ils ont déjà hâte de revenir cette année. Restez à l’affût car d’autres projets super intéressants sont en préparation !

  • Les fonds de tonnes a pignon sur rue !

    Les fonds de tonnes a pignon sur rue !

    Tout part du petit gars de la rive-nord qui allait chercher des vieux tonneaux à l’automne et les remplissait d’eau pour les faire renfler pour qu’ensuite son père, qui s’approvisionnait en vin chez les italiens de la rue Jean-Talon, transpose ce liquide pourpre dans ces barils de chêne afin de leur apporter une signature particulière…

    Réal Beaudin se souvient : « c’est encore très clair dans ma tête. C’est Christine Bertrand [fondatrice de Métiers & Traditions] qui m’a dit si tu veux apprendre le métier de tonnelier, je peux te présenter quelqu’un. » C’est donc avec quelques initiés qu’il passe toutes ses fins de semaine du printemps à l’automne 2004 dans les Cantons-de-l’Est, auprès du tonnelier d’origine française Gérard Maratier. Celui-ci leur transmettra ce savoir-faire ancien et de cette cohorte, deux artisans nouvellement formés continueront à exercer le métier par la suite.

    Réal exerce le métier de tonnelier et perpétue cette tradition depuis 16 ans en choisissant son bois, façonnant ses douelles, ajustant ses fonds et en cerclant du métal à temps plein dans le but de créer les plus beaux tonneaux qui soit ! Il y a deux ans, le jeune Simon Marullo-Paquette, intéressé par ce métier traditionnel, frappe à la porte de la tonnellerie de Saint-Antoine-sur-Richelieu. Il y est apprenti depuis ce jour. La transmission du savoir-faire est donc assurée.

    Membre-artisan de Métiers & Traditions, Réal prend un réel plaisir à partager son savoir lors d’activités d’animations et de démonstrations dans le cadre de festivals ou d’événements. Vous l’avez sûrement rencontré, entre autres, au Marché public de Pointe-à-Callières.

    En mars 2020, la COVID a mis un frein aux activités de la tonnellerie qui fournit plusieurs distilleries de Montréal et des environs de même que certains vignobles. Il consacre cette pause obligée à concrétiser un projet de longue date : réaménager sa tonnellerie de façon à mettre en valeur les outils reliés à la fabrication des tonneaux et y accueillir des visiteurs curieux d’en apprendre davantage sur ce métier. « Je veux informer les gens, leur permettre de se procurer un tonneau, un pichet, un minot, un sceau, un vinaigrier ou une reproduction d’époque. Aussi, y accueillir des groupes scolaires (avis à tous les professeurs !) et surtout, montrer que ce métier est encore vivant ! »

    Dans ce lieu chaleureux aux odeurs de bois chauffé, Réal vous dira que la fabrication d’un tonneau nécessite une douzaine d’heures d’ouvrage, que le chêne blanc est une essence rare. « Le chêne blanc c’est extrêmement rare au Québec. Il reste quelques îlots à gauche et à droite et quand on en trouve c’est une mine d’or et on garde ça secret ! Pourquoi le chêne blanc ? Ça fait trois millénaires qu’on l’utilise. Ce sont probablement les gaulois qui ont été les premiers à l’utiliser, même s’ils n’ont pas inventé le tonneau contrairement à ce qu’on entend souvent car c’est apparu en Europe et au Moyen-Orient à la même époque. On utilise le chêne blanc pour sa principale propriété qui est de conserver le vin. Même après des mois voire des années dans le tonneau, on a encore du vin et non du vinaigre. C’est le seul bois qui laisse passer la bonne quantité d’air à l’intérieur et à l’extérieur pour bonifier le vin et éviter qu’il tourne en vinaigre. Et pourquoi pas le chêne rouge ? Parce qu’il est trop poreux. Ça finirait par transpirer. »

    Il y a deux ans il a fait exception à la règle pour la première fois. Le chef Martin Picard lui a commandé des tonneaux en érable. Une expérience très enrichissante pour Réal mais à la fois tout un défi ! « C’est beaucoup plus de travail l’érable car pour une raison X, quand je le chauffe il se met à tordre. Depuis, j’en fais aussi pour des distilleries qui font des tests d’expérimentation de Whisky à saveur d’érable car c’est une essence locale et le local est très à la mode présentement ! »

    À la recherche de nouveaux défis (et parce qu’il avait un peu plus de temps libre) il ajoute à sa liste d’objets fabriqués selon cette technique ancestrale, la fabrication de bains nordiques en cèdre rouge. N’hésitez pas à aller à sa rencontre dans ce lieu fabuleux situé sur le chemin du Rivage à Saint-Antoine-sur-Richelieu.

    Ouvert tout l’été du lundi au vendredi de 11 h à 17 h et les samedis sur appel : Les fonds de tonnes.

    Y a-t-il un tonnelier, une tonnelière qui sommeille en vous ? Seriez-vous intéressé.e à apprendre cette technique ancestrale ? Si oui, n’hésitez pas à nous faire part de votre intérêt car au printemps 2021 cet atelier pourrait bien s’ajouter à la programmation des ateliers de transmission de Métiers & Traditions !

  •  Les savoir-faire s’enracinent à Longueuil 

     Les savoir-faire s’enracinent à Longueuil 

    Si Métiers & Traditions œuvre à la sauvegarde et à la transmission des savoir-faire anciens depuis maintenant 30 ans, c’est grâce à sa fondatrice, Christine Bertrand. Passionnée par tous les travaux manuels, elle aime connaitre l’histoire à travers la vie quotidienne et comprendre comment nos ancêtres usaient de débrouillardise et faisaient plus avec moins.

    Entretien avec Christine Bertrand, fondatrice de Métiers & Traditions
    Par Mateo De Cristofaro

    D’où vous vient cet intérêt pour les savoir-faire ?
    « D’abord, ma mère était pianiste et elle nous a transmis son grand amour de l’art et de la musique. Plus tard, je suis allée  à l’Institut familial de Saint-Lambert (l’équivalent du cégep) qui avait comme mission de «  préparer les filles à être de bonnes mères de famille ». La formation était fortement axée sur les savoir-faire: cuisine, tissage, couture, etc. J’adorai ça ! Le travail manuel a toujours été chez moi grandement valorisé, une façon de vivre et de me recentrer sur mes capacités.     » 

    Comment vous est venue l’idée de lancer Métiers & Traditions ?
    « Lors d’un voyage en Bretagne, j’ai découvert un petit groupe d’une trentaine de personnes qui se rejoignaient à Crozon, dans un vieux poulailler pour échanger, pratiquer et diffuser leur savoir-faire régionaux. Il y avait là une atmosphère d’apprentisage et de chaleur qui m’a parlé instantanément. Aujourd’hui ces artisans sont intégrés au Parc Naturel Régional d’Armorique comme Musée vivant où ces démonstrations ont toujours lieu.  Dès mon retour, j’ai parcouru la province à la recherche d’artisans intéressés à se regrouper pour faire des démonstrations sur les différentes techniques et métiers que nos ancêtres nous ont légués.  » 

    Qu’est ce qui a fait connaitre l’organisme ?
    « Au 350anniversaire de la ville de Montréal en 1992, j’ai présenté un projet qui avait comme objectif de faire connaitre 350 ans de notre histoire aux Montréalais et aux visiteurs par des démonstrations de métiers anciens. Une vingtaine d’artisans installés rue de la Commune ont touché et séduit le public durant trois jours dans le Vieux-Montréal. Suite à l’événement, nous avons reçus beaucoup de demandes de partout au Québec pour faire de l’animation et des démonstrations des vieux métiers. Ainsi s’est constitué peu à peu une banque d’artisans capable de travailler devant le public avec des outils et matériaux anciens tout en racontant la petite histoire reliée à chacun des ces beaux métiers d’autrefois. Puis est arrivé l’idée avec une bonne centaine d’artisans regroupés au sein de l’organisme à but non lucratif « Les Vieux Métiers » d’organiser un festival avec un volet international  dans le Parc St-Mark du vieux Longueuil. C’est ce Festival des Vieux Métiers qui a engendré principalement les retombées médiatiques et ouvert la porte à notre école Métiers et Traditions. La ville de Longueuil a toujours été présente dans l’élaboration de nos nombreux projets et elle assure généreusement la continuation de Métiers et Traditions.  »

    Comment voyez-vous l’avenir de Métiers & Traditions ?
    « M&T est là pour rester , c’est maintenant un centre de référence et de transmission des techniques et des savoir-faire. Il y a là une expertise peu commune. Par exemple : il est possible d’y apprendre la tonnellerie (tonneaux en chêne), à construire des fours à pains extérieurs, à tresser des ceinture fléchée, à faire de la calligraphie, du savon, de la broderie et autres. Assez exceptionnel non ? 

    Il faut faire confiance aux talents et à la clairvoyance des jeunes. On doit pouvoir proposer à plusieurs d’entre eux de s’investir dans la pratique de ces métiers anciens, non seulement pour s’en approprier l’expertise mais aussi pour y déployer leur énergie créatrice.

    La COVID a d’ailleurs favorisé la valorisation d’une économie axée sur la production locale et la transmission des savoir-faire.

    Cette culture transmise aux générations futures, il faut également reconnaître ses possibilités d’intégration, je dirais du tricotage des savoir-faire d’ailleurs à ceux d’ici, pour un métissage des plus créateurs. »

    Le message que vous souhaitez transmettre :
    « Je compte sur tous ceux et celles qui partagent des passions créatrices et manuelles à les semer et les cultiver activement, ils/elles y trouveront la très grande fierté du travail bien fait par nous même.

    Nous construisons chaque jour un patrimoine et nous pouvons en être fiers, partageons-le !  »

  • Chocolatière… un délicieux savoir-faire !

    Chocolatière… un délicieux savoir-faire !

    Savez-vous qui se cache derrière le délicieux chocolat chaud (entièrement fait à la main) que nous vous offrons au Marché de Noël et des traditions de Longueuil ? Ginette Comte est membre artisane et formatrice chez Métiers & Traditions. Elle est aussi une exposante du Marché de Noël et des traditions de Longueuil depuis 2014.

    Chocolatière de formation, elle confectionne ses produits et perfectionne son savoir et sa pratique depuis plus de 10 ans. Depuis son atelier, elle fond, tempère, touille et manie le chocolat avec habileté.

    « Le chocolat est une matière à la fois brute et fragile. Une goutte d’eau peut gâcher toute une marmite de chocolat à point alors qu’une touche de crème peut la transformer en une ganache délicieuse ! Le travail du chocolat demande une grande précision mais une fois qu’on s’y est fait la main, une créativité sans fin se développe.

    Depuis le tout début, je tiens à travailler mes produits de manière artisanale. Je fonds mon chocolat, tantôt de Tanzanie, tantôt du Ghana, en fonction des recettes, et je le coule sur des grands marbres. Je le refroidie, je le récupère et je le touille jusqu’à ce qu’il soit parfaitement tempéré et ensuite, je le décline en des créations chocolatées, toujours brillantes et croquantes. Mes bouchées, moulées ou coupées et trempées à la main, ganaches, caramels, moules peints, guimauves, nougats et autres douceurs, tout se fait à la main, à partir d’ingrédients de qualité et de provenance locale chaque fois que c’est possible.

    Notre devise est : « Dans une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber, mais c’est toujours un heureux hasard ! » Mon plus grand bonheur, c’est de faire découvrir aux gens des produits frais et confectionnés avec le plus grand soin. Et s’offrir ou offrir des douceurs chocolatées, ce n’est que bonheur et gourmandise alors quand on y pense, c’est un des plus beaux métiers ! »

  • De fil et d’aiguille

    De fil et d’aiguille

    Un projet initié par Louise Darveau, artisane-formatrice chez Métiers & Traditions.

    La mission de Métiers & Traditions étant de transmettre et de promouvoir les savoir-faire ancestraux, mes élèves et moi, dans le cadre des ateliers Sam’dis de broder, avons eu l’idée de créer une œuvre collective de fil et d’aiguille avec toute la passion qui nous habite. Charmées par l’idée, les artisanes d’autres métiers n’ont pas tardé à manifester leur intérêt et à joindre les rangs. Résultat, ce projet collectif, composé de 20 pièces de 20 x 20 cm, illustre magnifiquement les différentes techniques des métiers du textile : broderie blanche, broderie suédoise, broderie hardanger, broderie traditionnelle, broderie suisse, broderie noire, candlewicking, tricot, crochet, dentelle, frivolité, feutrage, sashiko, fléché, tissage, point de croix, peinture à l’aiguille, boutis, bayeux et glazig.

    Cette manière de faire représente pour nous une façon d’établir un juste équilibre entre notre identité individuelle et l’ensemble, la collectivité, dont nous sommes partie intégrante. Chaque pièce raconte un segment de notre histoire, de notre héritage culturel, car ces broderies faites main revisitent les techniques et les motifs d’époque.

    Nous sommes honorées de léguer cette œuvre unique et collective à l’organisme de Métiers & Traditions, car elle colle à merveille au thème de la 13e édition du Marché de Noël et des traditions de Longueuil, soit Un marché tissé serré !

    – Louise Darveau

    Merci infiniment à ces passionnées de fil et d’aiguille. Merci à la Ville de Longueuil pour son aide financière sans quoi le projet n’aurait pas pu voir le jour. Merci à Bernard Hautcoeur pour sa générosité et son talent indéniable dans l’étirage des pièces. Merci à Encadrex dont la renommée pour la mise en valeur et le souci de conservation d’une œuvre n’est plus à faire. Merci à Imprimerie VDL pour l’impression du catalogue.
    Idéation : Louise Darveau
    Direction artistique : Lucie Gauthier
    Graphisme : Jacqueline Otis
    Révision : Carole Caron

    Consultez le catalogue pour en savoir plus sur ces 20 travaux d’aiguille qui ont inspiré ces artisanes (reproduction non autorisée)

  • Le chef Martin Picard fait appel au savoir-faire de notre tonnelier

    Le chef Martin Picard fait appel au savoir-faire de notre tonnelier

    Ce n’est pas toujours qu’on a l’occasion de recevoir un tournage de télévision chez soi !

    Martin Picard a fait appel au savoir-faire unique de notre tonnelier Réal Beaudin pour la fabrication de deux tonneaux en érable … Une grande première pour notre artisan puisque, d’ordinaire, les tonneaux sont faits en chêne ! Ce tournage d’Un Chef à la cabane met donc en valeur le résultat de ce beau défi !

    Pour voir l’émission, c’est ici et pour les plus pressé, passez directement à 36 minutes 45 secondes.

    Quant à nous, on s’est invités sur le tournage et on vous partage ces images !

    Pour en savoir plus sur notre artisan Réal Beaudin et la tonnellerie, rendez-vous sur ici !

  • Visionnez l’intégralité de la série SAVOIR-FAIRE du MMAQ

    Visionnez l’intégralité de la série SAVOIR-FAIRE du MMAQ

    Le Musée des maîtres et artisans du Québec (MMAQ) présente ici le travail de huit artisans et artisanes, leurs outils, leur production et leur… Savoir-Faire.

    Ce projet est une initiative de l’agence de contenu Toast Studio. Le projet a notamment été réalisé grâce à une subvention du Plan culturel numérique du Québec.

    L’artisan du bic

    Un chaloupier est l’artisan qui fabrique ou répare des chaloupes. Daniel St-Pierre vous présente son métier avec passion et humilité.

    Effet de chêne

    Le tonnelier est l’artisan qui fabrique les tonneaux ou fûts en bois, servant au vieillissement de liquides alcoolisés et traditionnellement, au transport de différents produits et aliments. Diplômé de l’École du meuble de Montréal, Pascal Plamondon est ébéniste depuis 1997. Sa passion pour la viticulture le motive à poursuivre une formation en tonnellerie. Son mentor, Gérard Maratie, tonnelier d’origine française, lui permet de devenir lui-même tonnelier en 2003. Aujourd’hui, à son atelier situé dans les Cantons-de-l’Est, Pascal Plamondon fabrique à la fois des tonneaux destinés à recevoir des produits alcoolisés pour les vignerons et les brasseurs, ainsi que des tonneaux décoratifs.

    La mémoire du geste

    La vannière est l’artisane qui exerce la vannerie, c’est-à-dire, l’art de tresser les tiges fines et flexibles des végétaux pour en faire des objets utilitaires, comme des paniers ou des chapeaux. Aujourd’hui, la vannerie est toujours employée dans la confection de biens usuels, mais on peut également la retrouver dans différentes créations artistiques. Clodet Beauparlant est une vannière qui unit, au travers de ses créations, son talent artistique à des méthodes traditionnelles de culture et de fabrication artisanales ancestrales.

    L’Art du feu

    Le forgeron, qui a été au cœur de toutes les sociétés qui utilisent le fer depuis plus de 3000 ans, désigne tout métier touchant à la forge et qui façonne le fer à l’aide du feu. Mathieu Collette est maître forgeron. Il a appris le savoir-faire traditionnel de la ferronnerie d’art lors d’une formation de quatre ans en France, dans les années 1990.

    Tailler son héritage

    Le tailleur de pierre est l’artisan qui travaille des blocs de pierre afin de leur donner une forme principalement destinée à s’inscrire dans un ensemble architectural. Adrien Bobin est un tailleur de pierre d’origine française, dont l’atelier Trilobe est installé à Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans, au Québec.

    Gardien du temps

    L’horloger est un artisan dont la main et les outils se rencontrent pour fabriquer, réparer ou restaurer des objets issus de l’horlogerie. Daniel Pelletier exerce le métier d’horloger depuis 1980. Il a acquis son expertise sur la restauration de pièces anciennes en Europe. Il effectue maintenant dans son atelier, Pelletier Horloger & Cie, différentes tâches liées au travail d’horlogerie dont la fabrication et la réparation de montres, en plus de veiller à la restauration et l’entretien d’horloges.

    Tisser son patrimoine

    La flécheuse est une artisane qui fait revivre l’art et la technique du fléché. La ceinture fléchée, faite de laine colorée, était tissée aux doigts par les femmes et portée par les hommes. Hélène Blouin pratique l’art de la ceinture fléchée depuis une dizaine d’années. Elle a choisi de faire sa formation avec Marie-Berthe Guilbault-Lanoix, flécheuse de renom. Auprès de son maître, elle y a appris les rouages de la fabrication des ceintures fléchées ainsi que les méthodes traditionnelles de teinture la laine.

    Le feu au cœur

    Le ferronnier est l’artisan qui façonne le métal et fabrique principalement des éléments architecturaux. Les ferronneries se démarquent par leurs qualités esthétiques et artistiques. Le ferronnier spécialiste de l’ornementation est appelé feuillagiste. Guy Bel est un maître ferronnier d’art d’origine française qui exerce son métier depuis les années 1970. Il a fait ses études à l’École des beaux-arts de Lyon et possède une formation en chaudronnerie ainsi qu’en soudure. Passionné des techniques traditionnelles du travail du métal, Guy Bel est le fondateur de La Forge à Pique-Assaut, située à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans.