À l’occasion des 24e Journées de la culture, sous la thématique « Les 1001 métiers de la culture », Métiers & Traditions a présenté trois conférences interactives pour vous faire découvrir des métiers traditionnels. Ces conférences ont été filmés et nous vous offrons la possibilité de les voir !
3 brins de femmes
Que connaissez-vous de cet accessoire vestimentaire appartenant au folklore et aussI un important symbole canadien-français ? Saviez-vous que ce savoir-faire exceptionnel est officiellement cité élément du patrimoine immatériel du Québec ? Peut-on flécher d’autres objets en utilisant cette même technique ? Cette conférence interactive a été animée par M. Gilles Pitre du Conseil québécois du patrimoine vivant. Le CQPV a créé en mai dernier le programme Maîtres de traditions vivantes et Hélène Blouin s’est méritée ce titre. Tout un honneur !
Pierre Tardif est un lettreur professionnel comme il s’en fait peu ! Il préfère ses pinceaux et sa peinture “One Shot”, et travailler debout, plutôt assis devant un écran d’ordinateur. Ces travaux sont visibles sur des camions, des enseignes ou des vitrines de magasins… Armé d’un talent et d’une passion sans égal, Pierre tient principalement son inspiration d’une grande collection de livre sur l’histoire des peintres d’enseignes et des nombreuses rencontres avec des vétérans du monde entier dans le domaine du lettrage. Lors de cette rencontre, vous serez témoin de son habilité manuelle incontestable !
Tout un art que celui de faire chanter le bois ! Félix Marzell luthier de formation, s’amuse à créer des mondes interactifs et sonores en exerçant son autre profession, celle de designer industriel. Son acolyte Richard Morency, également luthier, se spécialise aujourd’hui dans la fabrication d’archets. À eux deux, ils sont l’illustration que les savoir-faire traditionnels se transposent dans la modernité d’aujourd’hui. Amoureux des sons et de la musique, tendez l’oreille vers cette rencontre étonnante qui sera animée par une passionnée de musique de tous horizons, Elizabeth Gagnon, ex-animatrice et réalisatrice à Radio-Canada.
Dans le cadre des 24e Journées de la culture, sous la thématique « Les 1001 métiers de la culture », Métiers & Traditions présente trois conférences interactives pour vous faire découvrir ces métiers traditionnels. Les métiers de lettreur et luthier vous fascinent ? Pourquoi flécher en 2020 ? Vous voulez savoir ? Préparez vos questions ! Ça se passe en fin de semaine à l’Église St.Mark.
26 septembre 13 h : 3 brins de femmes Que connaissez-vous de cet accessoire vestimentaire appartenant au folklore et aussI un important symbole canadien-français ? Saviez-vous que ce savoir-faire exceptionnel est officiellement cité élément du patrimoine immatériel du Québec ? Peut-on flécher d’autres objets en utilisant cette même technique ? Cette conférence interactive sera animée par M. Gilles Pitre du Conseil québécois du patrimoine vivant. Le CQPV a créé en mai dernier le programme Maîtres de traditions vivantes et Hélène Blouin s’est méritée ce titre. Tout un honneur ! Préparez vos questions ! Un micro sera à votre disposition. Participer à l’événement
27 septembre 10 h : À la main en 2020 Pierre Tardif est un lettreur professionnel comme il s’en fait peu ! Il préfère ses pinceaux et sa peinture « One Shot », et travailler debout, plutôt assis devant un écran d’ordinateur. Ces travaux sont visibles sur des camions, des enseignes ou des vitrines de magasins… Armé d’un talent et d’une passion sans égal, Pierre tient principalement son inspiration d’une grande collection de livre sur l’histoire des peintres d’enseignes et des nombreuses rencontres avec des vétérans du monde entier dans le domaine du lettrage. Lors de cette rencontre, vous serez témoin de son habilité manuelle incontestable et lui poser toutes vos questions ! Participer à l’événement
26 septembre 14 h : Facteurs de sons Tout un art que celui de faire chanter le bois ! Félix Marzell luthier de formation, s’amuse à créer des mondes interactifs et sonores en exerçant son autre profession, celle de designer industriel. Son acolyte Richard Morency, également luthier, se spécialise aujourd’hui dans la fabrication d’archets. À eux deux, ils sont l’illustration que les savoir-faire traditionnels se transposent dans la modernité d’aujourd’hui. Amoureux des sons et de la musique, tendez l’oreille vers cette rencontre étonnante qui sera animée par une passionnée de musique de tous horizons, Elizabeth Gagnon, ex-animatrice et réalisatrice à Radio-Canada. Participer à l’événement
Souvenez-vous : • Places limitées (40) • Ouverture des portes 20 minutes avant chaque représentation • Couvre-visage obligatoire (vous pourrez le retirer à votre siège) • Distanciation physique à respecter
Pierre Tardif est un être passionné et coloré. « Déjà, encore ti-cul, mon père me laissait aller aux courses de Stock Car à Val-Bélair. C’était juste à côté de chez nous. Je trippais sur les numéros et les lettrages des commanditaires peints à la main sur les autos. C’était dans les années 70. Ça m’a allumé ! Je me suis mis à peindre tout sur mon passage; mes Hot Wheels, mes modèles à coller, les murs de ma chambre… Je “peinturais” aussi mes tacots – pour les courses de boîtes à savons – au modèle de mes pilotes préférés. Tout part de là ! »
Pierre est un autodidacte. En 1980, alors qu’on n’enseigne pas spécifiquement le lettrage à l’école, il sait qu’il veut faire ce métier. Il apprend en regardant les enseignes d’autres lettreurs et pratique sa gestuelle en collaborant avec des lettreurs de métier, qui feront le choix au tournant des années 90, de s’orienter vers la production en découpe de vinyle. Époque oblige.
Pierre, lui, n’aime pas les « machines ». Mais avec l’arrivée des ordinateurs et s’il veut continuer à exercer son métier, il n’a d’autre choix que de revoir son mode de production. Il fera lui aussi le virage technologique mais cela ne durera pas. « Je ne voulais pas coller du lettrage de vinyle à longueur de journée. Je voulais travailler avec mes pinceaux et ma peinture ! »
Pierre exerce son métier de façon professionnelle depuis 1988. Entre 1995 et 2005, le marché de la vitrine promotionnelle est à son plein essor. Abonné à des revues américaines de Window Splash – c’est ainsi qu’on appelle cette forme de publicité où les messages sont peints directement dans la vitre et où souvent les couleurs fluorescentes prédominent – il adapte ce concept aux réalités du commerce québécois. Les demandes fusent de partout ; concessionnaires automobiles, grands magasins et les multiples chaînes de restauration rapide font appel à ses services. Ne pouvant suffire à la demande seul, il fait appel à ses anciens compétiteurs.
Parallèlement, il développe pour des grandes chaînes de restauration rapide un procédé de reproduction en sérigraphie sur des bannières grands formats. Ainsi, il peut « reproduire » son style de lettrage et réaliser ces enseignes en moins de temps. « Au lieu de lettrer pendant deux heures ça prenait 10 minutes à installer ! »
En 1975, un mouvement qui regroupe des lettreurs de partout à travers le monde est crée en Idaho, le mouvement Letterheads. Il se crée alors une réelle communauté internationale de lettreurs. En 2003, Pierre organise Letterheads in Québec City. Une centaine de lettreurs de différents pays viendront partager leurs trucs et savoir-faire. Il y côtoiera ses idoles, des lettreurs d’Écosse et d’Angleterre…
On l’invite régulièrement en Europe pour donner des ateliers. Récemment, un collectionneur de camions et des boulangeries outre-mer on fait appel à ses services. « Les européens aiment mon style plus commercial, plus américain. »
Combien reste-t-il de lettreurs professionnels au Québec ? « J’ai la prétention de dire que je suis probablement le dernier à faire ce métier à temps plein. Les autres le font à temps partiel. C’est un métier qui demande de la polyvalence et beaucoup de connaissances des matériaux. On est appelé à travailler sur différentes surfaces; du verre, du bois, de l’acier, de la tôle. Assis, debout, sur un escabeau ou sur un échafaudage à 15 pieds dans les airs. Je suis en train de lettrer les canots pour les courses sur la glace (j’en fais 10, 12 par année). C’est lourd et c’est gros ! J’ai dû adapter mon atelier pour ça ! »
Pierre a un besoin viscéral de lettrer. « C’est une littéralement une obsession ! Il me faut des pinceaux et de la peinture pour être heureux et je vis très bien de mon métier. J’ai juste peur que la “machine” prenne la place des humains… »
Voulez-vous en savoir plus sur ce métier rare ? Avez-vous envie de rencontrer Pierre et de le voir s’exécuter ? Rendez-vous dès 10h, le 27 septembre prochain à l’Église St.Mark. Nous l’avons invité dans le cadre des Journées de la culture qui a comme thématique cette année, les 1001 métiers de la culture. On vous promet une prestation haute en couleurs !
La Remake Textile, vous connaissez ? Jacques Sarrazin et Mario Raymond sont les deux artisans derrière cette jeune entreprise prometteuse. Leur mission : utiliser des textiles de tout genre, ayant déjà eu une première vie, et leur en donner une seconde en opérant leur magie créatrice pour en faire des sacs, des vêtements, des accessoires mode, des linges de maison, etc. L’inspiration leur vient avec les matières, leur démarche en entier est socio et éco responsable. Leurs créations, en plus d’être uniques et de grande qualité, sont faits à 95 % de matières recyclées.
Qui est La Remake Textile ?
Jacques Sarrazin est diplômé du Cégep Lionel–Groulx en Arts plastiques et de l’École de mode du Collège Marie-Victorin en technique de vêtements masculins. De 1992 à 1999, Jacques est copropriétaire de l’AtelierVoir Verso; un atelier d’impression textile. Cet atelier produit et vend des articles tels que des sacs, T-shirts, des tabliers, des coussins et autres linges de maison peints et sérigraphiés. En 2000, au moment où il fonde une famille, Jacques se dirige vers le milieu corporatif. Il sera pendant vingt ans formateur en milieu de travail.
Mario Raymond œuvre dans le milieu syndical. Ses connaissances en administration, sa grande vigueur à mener les projets jusqu’au bout, son sens du travail d’équipe, son leadership et son amour du travail bien fait en font un collaborateur de toutes les équipes.
La rencontre entre Jacques et Mario crée donc un espace où la créativité et l’organisation sont présentes. C’est donc dans ce contexte particulier que l’idée de créer un projet commun utilisant les forces de chacun est née.
Qu’est-ce que La Remake Textile ?
Nous parlons ici d’une entreprise de transformation des textiles qui ont déjà eu une première vie. Vêtements, couvertures, panneaux de rideaux, peu importe leur première utilisation, ces objets de tissus serviront de matière première à la création de nouveaux objets. Aucune limite en ce qui concerne le choix de production n’est imposée. La conception est influencée par la matière trouvée à sa source d’approvisionnement, soit les grandes surfaces en recyclage de vêtements ou les usines de récupération de textiles.
La Remake Textile n’est pas une entreprise de fabrication spécifiquement de sacs, de foulards ou de tabliers, mais une entreprise visant à recycler une matière première encore viable et charmante. « Ce n’est même pas une question de choix, c’est que nous sommes rendus là ! » dit Jacques Sarrazin, copropriétaire.
Produits et services
« C’est pas parce que c’est écolo et recyclé que ça doit être laid ! Au contraire, j’apporte un soin particulier à l’apparence et à la qualité de confection, pour qu’on soit fiers de posséder un produit utile, beau et responsable. » précise Jacques.
Il est important de comprendre que chacun des produits est coupé dans un ou plusieurs vêtements. Donc ce n’est pas aussi simple que de dérouler un rouleau de tissu et couper plusieurs morceaux à la fois. Il n’est pas possible de reproduire plusieurs exemplaires d’un article de la même couleur.
Malgré l’utilisation d’un même patron pour couper plusieurs fois un article, le tissu de chaque article est différent. Même chose pour les doublures ou les courroies. Jamais deux identiques. Cela apporte un avantage d’exclusivité pour les clients puisque chaque pièce est unique mais c’est aussi un défi à relever pour nous à chaque fois ! Ils ont développé des méthodes de travail qui permettent de rentabiliser les étapes de fabrication malgré les contraintes que leur imposent l’utilisation de vêtements comme matière première.
« On va créer un produit avec les attentions d’un artisan, mais en se rapprochant des méthodes des grandes entreprises. » explique Mario Raymond, copropriétaire.
La mission de La Remake Textile
« La fabrication de nos produits est faite à 100 % de matières textiles recyclées. Seules certaines garnitures neuves telles que le fil, les entoilages et quelques attaches de métal sont ajoutées étant donné qu’il est impossible de les réutiliser. Ce qui constitue des produits ayant un contenu recyclé à 95 %. »
De plus, ils essaient de produire le moins de déchet possible, soit en utilisant au maximum le textile tiré d’un vêtement existant, mais aussi en rapportant les petites retailles à l’usine de transformation. Ils réduisent donc leur empreinte écologique au maximum.
Un début en force
Fondée à la fin 2019, La Remake Textile est venue à la rencontre du public pour la première fois lors du Marché de Noël et des Traditions de Longueuil en décembre dernier. Et le public fut au rendez-vous ! Devant un succès monstre, les deux acolytes ont dû agencer, couper et coudre tous les soirs de tous les jours pour répondre à la demande. Fin décembre, la décision était prise, La Remake Textile était là pour rester.
Heureux de leur première expérience parmi nous, ils ont déjà hâte de revenir cette année. Restez à l’affût car d’autres projets super intéressants sont en préparation !
Tout part du petit gars de la rive-nord qui allait chercher des vieux tonneaux à l’automne et les remplissait d’eau pour les faire renfler pour qu’ensuite son père, qui s’approvisionnait en vin chez les italiens de la rue Jean-Talon, transpose ce liquide pourpre dans ces barils de chêne afin de leur apporter une signature particulière…
Réal Beaudin se souvient : « c’est encore très clair dans ma tête. C’est Christine Bertrand [fondatrice de Métiers & Traditions] qui m’a dit si tu veux apprendre le métier de tonnelier, je peux te présenter quelqu’un. » C’est donc avec quelques initiés qu’il passe toutes ses fins de semaine du printemps à l’automne 2004 dans les Cantons-de-l’Est, auprès du tonnelier d’origine française Gérard Maratier. Celui-ci leur transmettra ce savoir-faire ancien et de cette cohorte, deux artisans nouvellement formés continueront à exercer le métier par la suite.
Réal exerce le métier de tonnelier et perpétue cette tradition depuis 16 ans en choisissant son bois, façonnant ses douelles, ajustant ses fonds et en cerclant du métal à temps plein dans le but de créer les plus beaux tonneaux qui soit ! Il y a deux ans, le jeune Simon Marullo-Paquette, intéressé par ce métier traditionnel, frappe à la porte de la tonnellerie de Saint-Antoine-sur-Richelieu. Il y est apprenti depuis ce jour. La transmission du savoir-faire est donc assurée.
Membre-artisan de Métiers & Traditions, Réal prend un réel plaisir à partager son savoir lors d’activités d’animations et de démonstrations dans le cadre de festivals ou d’événements. Vous l’avez sûrement rencontré, entre autres, au Marché public de Pointe-à-Callières.
En mars 2020, la COVID a mis un frein aux activités de la tonnellerie qui fournit plusieurs distilleries de Montréal et des environs de même que certains vignobles. Il consacre cette pause obligée à concrétiser un projet de longue date : réaménager sa tonnellerie de façon à mettre en valeur les outils reliés à la fabrication des tonneaux et y accueillir des visiteurs curieux d’en apprendre davantage sur ce métier. « Je veux informer les gens, leur permettre de se procurer un tonneau, un pichet, un minot, un sceau, un vinaigrier ou une reproduction d’époque. Aussi, y accueillir des groupes scolaires (avis à tous les professeurs !) et surtout, montrer que ce métier est encore vivant ! »
Dans ce lieu chaleureux aux odeurs de bois chauffé, Réal vous dira que la fabrication d’un tonneau nécessite une douzaine d’heures d’ouvrage, que le chêne blanc est une essence rare. « Le chêne blanc c’est extrêmement rare au Québec. Il reste quelques îlots à gauche et à droite et quand on en trouve c’est une mine d’or et on garde ça secret ! Pourquoi le chêne blanc ? Ça fait trois millénaires qu’on l’utilise. Ce sont probablement les gaulois qui ont été les premiers à l’utiliser, même s’ils n’ont pas inventé le tonneau contrairement à ce qu’on entend souvent car c’est apparu en Europe et au Moyen-Orient à la même époque. On utilise le chêne blanc pour sa principale propriété qui est de conserver le vin. Même après des mois voire des années dans le tonneau, on a encore du vin et non du vinaigre. C’est le seul bois qui laisse passer la bonne quantité d’air à l’intérieur et à l’extérieur pour bonifier le vin et éviter qu’il tourne en vinaigre. Et pourquoi pas le chêne rouge ? Parce qu’il est trop poreux. Ça finirait par transpirer. »
Il y a deux ans il a fait exception à la règle pour la première fois. Le chef Martin Picard lui a commandé des tonneaux en érable. Une expérience très enrichissante pour Réal mais à la fois tout un défi ! « C’est beaucoup plus de travail l’érable car pour une raison X, quand je le chauffe il se met à tordre. Depuis, j’en fais aussi pour des distilleries qui font des tests d’expérimentation de Whisky à saveur d’érable car c’est une essence locale et le local est très à la mode présentement ! »
À la recherche de nouveaux défis (et parce qu’il avait un peu plus de temps libre) il ajoute à sa liste d’objets fabriqués selon cette technique ancestrale, la fabrication de bains nordiques en cèdre rouge. N’hésitez pas à aller à sa rencontre dans ce lieu fabuleux situé sur le chemin du Rivage à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
Ouvert tout l’été du lundi au vendredi de 11 h à 17 h et les samedis sur appel : Les fonds de tonnes.
Y a-t-il un tonnelier, une tonnelière qui sommeille en vous ? Seriez-vous intéressé.e à apprendre cette technique ancestrale ? Si oui, n’hésitez pas à nous faire part de votre intérêt car au printemps 2021 cet atelier pourrait bien s’ajouter à la programmation des ateliers de transmission de Métiers & Traditions !
Tricoteuses ! Tricoteurs ! Impossible de nous rassembler dans notre verdoyant parc St.Mark pour la Journée mondiale du tricot ? Qu’à cela ne tienne ! Nous irons chez vous ! Afin de célébrer cette journée de façon originale – et en respectant les normes de distanciation physique – nous avons invité l’artiste-sculpteur-patenteux Mathieu Fecteau. Ce samedi 13 juin en après-midi, installez-vous confortablement sur votre balcon avec votre création tricot en main et tendez l’oreille… Mathieu et son Tric-O-Mobile pourrait circuler dans votre quartier !
Ce projet est réalisé dans le cadre de l’Entente de développement culturel entre la Ville de Longueuil et le ministère de la Culture et des Communications.
Quelle fierté nous éprouvons ! Félicitations à Hélène Blouin, artisane et formatrice chez M&T, qui s’illustre parmi les cinq premiers lauréats du programme national des Maîtres de traditions vivantes mis sur pied par le Conseil québécois du patrimoine vivant.
Ce tout nouveau programme de reconnaissance est la mise en œuvre au Québec du système des Trésors humains vivants de l’UNESCO. Cette initiative vise à reconnaître et à mettre en valeur sur tout le territoire du Québec des artistes et artisans au talent exceptionnel qui maîtrisent une pratique ou une technique transmise de génération en génération et qui sont reconnus par leurs pairs et par l’ensemble du milieu. Le choix des Maîtres reflète la diversité de disciplines du patrimoine vivant, la diversité des genres, la représentation géographique et fait une belle place à la culture autochtone.
Assortis d’une bourse totalisant 10 000 $, les cinq lauréats ont été dévoilés lors d’une cérémonie officielle tenue le 30 mai dernier sur l’Internet. L’annonce a été suivie d’une causerie animée par Fred Savard au cours de laquelle on a pu en apprendre plus sur ces maîtres exceptionnels dans leur domaine respectif du patrimoine vivant. Le choix des Maîtres reflète la diversité de disciplines du patrimoine vivant, la diversité des genres, la représentation géographique et fait une belle place à la culture autochtone.
Voici la liste des lauréats : Hélène Blouin, technique traditionnelle de la ceinture fléchée, Boucherville. Stephen Jerome, artisan Mi’kmaq, vannerie traditionnelle, Gesgapegiag. Jean-Paul Guimond, chanson traditionnelle, Wotton. Raynald Ouellet, accordéon traditionnel, Montmagny. Yvonne Vollant, artisane Innue, artisanat traditionnel, Uashat.
La nomination de ces lauréats n’est que le début d’une belle aventure puisqu’au courant de l’année de multiples activités de promotion, de formation, de diffusion et de médiation prendront place dans diverses régions du Québec. Ceci permettra de multiplier les occasions de faire rayonner nos lauréats ainsi que chacune des disciplines représentées par ces maîtres.
Un atelier de transmission de ceinture fléchée chez M&T
Mayumi Matsui est d’origine Japonaise et a immigré au Québec il y a quelques années seulement. En novembre dernier, elle a complété ses trois niveaux de cours de ceinture fléchée chez nous. Elle apparaît ici en compagnie de Marie-Berthe G. Lanoix, flécheuse de renom, qui a transmis son savoir-faire exceptionnel à Hélène Blouin qui à son tour l’a transmis à Mayumi. Le plus bel exemple de transmission des savoir-faire qui soit !
Catherine Cherrier a remporté le premier prix dans la catégorie « piquage à la main » pour sa murale Illusion lors du Virtual Quilt Show qui s’est tenu du 27 avril au 3 mai dernier.
Toutes les expositions de courtepointes ayant été annulées aux États-Unis et ailleurs dans le monde dû à la pandémie du Covid-19, une équipe de passionnées du Missouri a mis sur pied une exposition virtuelle ou 228 courtepointes ont été inscrites dans 18 catégories. Les pièces venaient de partout; Espagne, Australie, Canada et bien entendu, des États-Unis.
C’est avec cette formatrice extraordinaire que vous pourrez apprendre l’assemblage à la main de la courtepointe chez M&T dès que la programmation régulière de nos ateliers de formation reprendra.
Si Métiers & Traditions œuvre à la sauvegarde et à la transmission des savoir-faire anciens depuis maintenant 30 ans, c’est grâce à sa fondatrice, Christine Bertrand. Passionnée par tous les travaux manuels, elle aime connaitre l’histoire à travers la vie quotidienne et comprendre comment nos ancêtres usaient de débrouillardise et faisaient plus avec moins.
Entretien avec Christine Bertrand, fondatrice de Métiers & Traditions Par Mateo De Cristofaro
D’où vous vient cet intérêt pour les savoir-faire ? « D’abord, ma mère était pianiste et elle nous a transmis son grand amour de l’art et de la musique. Plus tard, je suis allée à l’Institut familial de Saint-Lambert (l’équivalent du cégep) qui avait comme mission de « préparer les filles à être de bonnes mères de famille ». La formation était fortement axée sur les savoir-faire: cuisine, tissage, couture, etc. J’adorai ça ! Le travail manuel a toujours été chez moi grandement valorisé, une façon de vivre et de me recentrer sur mes capacités. »
Comment vous est venue l’idée de lancer Métiers & Traditions ? « Lors d’un voyage en Bretagne, j’ai découvert un petit groupe d’une trentaine de personnes qui se rejoignaient à Crozon, dans un vieux poulailler pour échanger, pratiquer et diffuser leur savoir-faire régionaux. Il y avait là une atmosphère d’apprentisage et de chaleur qui m’a parlé instantanément. Aujourd’hui ces artisans sont intégrés au Parc Naturel Régional d’Armorique comme Musée vivant où ces démonstrations ont toujours lieu. Dès mon retour, j’ai parcouru la province à la recherche d’artisans intéressés à se regrouper pour faire des démonstrations sur les différentes techniques et métiers que nos ancêtres nous ont légués. »
Qu’est ce qui a fait connaitre l’organisme ? « Au 350e anniversaire de la ville de Montréal en 1992, j’ai présenté un projet qui avait comme objectif de faire connaitre 350 ans de notre histoire aux Montréalais et aux visiteurs par des démonstrations de métiers anciens. Une vingtaine d’artisans installés rue de la Commune ont touché et séduit le public durant trois jours dans le Vieux-Montréal. Suite à l’événement, nous avons reçus beaucoup de demandes de partout au Québec pour faire de l’animation et des démonstrations des vieux métiers. Ainsi s’est constitué peu à peu une banque d’artisans capable de travailler devant le public avec des outils et matériaux anciens tout en racontant la petite histoire reliée à chacun des ces beaux métiers d’autrefois. Puis est arrivé l’idée avec une bonne centaine d’artisans regroupés au sein de l’organisme à but non lucratif « Les Vieux Métiers » d’organiser un festival avec un volet international dans le Parc St-Mark du vieux Longueuil. C’est ce Festival des Vieux Métiers qui a engendré principalement les retombées médiatiques et ouvert la porte à notre école Métiers et Traditions. La ville de Longueuil a toujours été présente dans l’élaboration de nos nombreux projets et elle assure généreusement la continuation de Métiers et Traditions. »
Comment voyez-vous l’avenir de Métiers & Traditions ? « M&T est là pour rester , c’est maintenant un centre de référence et de transmission des techniques et des savoir-faire. Il y a là une expertise peu commune. Par exemple : il est possible d’y apprendre la tonnellerie (tonneaux en chêne), à construire des fours à pains extérieurs, à tresser des ceinture fléchée, à faire de la calligraphie, du savon, de la broderie et autres. Assez exceptionnel non ?
Il faut faire confiance aux talents et à la clairvoyance des jeunes. On doit pouvoir proposer à plusieurs d’entre eux de s’investir dans la pratique de ces métiers anciens, non seulement pour s’en approprier l’expertise mais aussi pour y déployer leur énergie créatrice.
La COVID a d’ailleurs favorisé la valorisation d’une économie axée sur la production locale et la transmission des savoir-faire.
Cette culture transmise aux générations futures, il faut également reconnaître ses possibilités d’intégration, je dirais du tricotage des savoir-faire d’ailleurs à ceux d’ici, pour un métissage des plus créateurs.»
Le message que vous souhaitez transmettre : « Je compte sur tous ceux et celles qui partagent des passions créatrices et manuelles à les semer et les cultiver activement, ils/elles y trouveront la très grande fierté du travail bien fait par nous même.
Nous construisons chaque jour un patrimoine et nous pouvons en être fiers, partageons-le ! »
Savez-vous qui se cache derrière le délicieux chocolat chaud (entièrement fait à la main) que nous vous offrons au Marché de Noël et des traditions de Longueuil ? Ginette Comte est membre artisane et formatrice chez Métiers & Traditions. Elle est aussi une exposante du Marché de Noël et des traditions de Longueuil depuis 2014.
Chocolatière de formation, elle confectionne ses produits et perfectionne son savoir et sa pratique depuis plus de 10 ans. Depuis son atelier, elle fond, tempère, touille et manie le chocolat avec habileté.
« Le chocolat est une matière à la fois brute et fragile. Une goutte d’eau peut gâcher toute une marmite de chocolat à point alors qu’une touche de crème peut la transformer en une ganache délicieuse ! Le travail du chocolat demande une grande précision mais une fois qu’on s’y est fait la main, une créativité sans fin se développe.
Depuis le tout début, je tiens à travailler mes produits de manière artisanale. Je fonds mon chocolat, tantôt de Tanzanie, tantôt du Ghana, en fonction des recettes, et je le coule sur des grands marbres. Je le refroidie, je le récupère et je le touille jusqu’à ce qu’il soit parfaitement tempéré et ensuite, je le décline en des créations chocolatées, toujours brillantes et croquantes. Mes bouchées, moulées ou coupées et trempées à la main, ganaches, caramels, moules peints, guimauves, nougats et autres douceurs, tout se fait à la main, à partir d’ingrédients de qualité et de provenance locale chaque fois que c’est possible.
Notre devise est : « Dans une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber, mais c’est toujours un heureux hasard ! » Mon plus grand bonheur, c’est de faire découvrir aux gens des produits frais et confectionnés avec le plus grand soin. Et s’offrir ou offrir des douceurs chocolatées, ce n’est que bonheur et gourmandise alors quand on y pense, c’est un des plus beaux métiers ! »
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